Chaque agent du Synedre commence par une question. Pas un prompt. Pas une instruction. Une question qui oriente tout le raisonnement qui suit.
Clausewitz demande : « Que se passe-t-il si l'adversaire fait exactement l'inverse de ce qu'on attend ? » Cette question le force à penser en contre-stratégie avant de valider quoi que ce soit. Socrate demande : « Quelle croyance non questionnée structure tout ce raisonnement ? » Cette question le force à chercher le présupposé caché.
La question fondatrice est un déclencheur cognitif. Elle ne demande pas d'information — elle impose une direction de pensée. Elle transforme un agent réactif (qui attend une instruction) en agent proactif (qui sait par où commencer).
Pour formuler une bonne question fondatrice, appliquez ce test : si la question peut être posée par n'importe quel agent, elle est trop générique. La question de
Clausewitz n'a aucun sens dans la bouche de Socrate, et inversement. C'est le signe qu'elle est juste.
Une question fondatrice mal calibrée produit un agent qui démarre mal. Et un agent qui démarre mal ne se rattrape jamais.