Un workflow, pas un prompt
La plupart des gens utilisent l'IA comme un outil ponctuel : "Rédige-moi un email." Un workflow agentique, c'est une chaîne d'actions autonomes qui se déclenche sans vous, s'exécute de bout en bout, et vous livre un résultat vérifié.
La différence fondamentale : vous passez de "je demande" à "ça tourne tout seul".
La méthode des 5 questions
Avant de construire quoi que ce soit, répondez à ces 5 questions :
- Déclencheur — Qu'est-ce qui lance le workflow ? (une heure, un événement, une donnée nouvelle)
- Entrées — De quelles données l'agent a-t-il besoin ? (fichiers, API, base de données)
- Étapes — Quelles actions, dans quel ordre ? (séquentielles ou parallèles)
- Vérification — Comment l'agent sait-il que le résultat est bon ? (critères explicites)
- Sortie — Que produit le workflow ? (rapport, email, mise à jour, alerte)
Schéma visuel : la notation simple
Pas besoin de BPMN ou d'UML. Un workflow agentique se dessine en 3 symboles :
⏰ Déclencheur → [Agent A] → [Agent B] → ✅ Résultat
↓
❌ Erreur → 🔔 Alerte humainChaque boîte est un agent ou une action. Les flèches montrent le flux. Les bifurcations gèrent les erreurs. C'est tout.
Cas réel : publication automatique d'article
Chez Alexandre Carette, voici comment un article de blog est publié automatiquement :
⏰ File d'attente non vide
→ [Agent Rédaction] rédige le contenu
→ [Agent SEO] optimise titres, méta, maillage
→ [Agent Cover] génère l'image de couverture
→ [Agent QA] vérifie cohérence et qualité
→ [Automate Publication] insère en base + déploie
→ ✅ Article en ligne5 agents, zéro intervention humaine entre le brief et la publication. Le fondateur valide le brief initial et lit le résultat final.
Exercice pratique
Prenez la tâche la plus répétitive identifiée dans la leçon 1. Dessinez son workflow avec la notation simple (déclencheur → agents → résultat). Identifiez les points de vérification et les cas d'erreur.



