Chaque agent a été recruté comme on recrute un collaborateur dans une vraie entreprise. D'abord le poste : de quoi ai-je besoin ? Ensuite le profil : qui est le meilleur de l'histoire dans ce domaine ?
J'avais envie de rendre hommage. À la culture grecque d'abord — celle qui m'a appris à penser, grâce à M. Liégois au lycée Audiberti. À la culture française ensuite — Montesquieu, Colbert, des hommes qui ont bâti des systèmes qui tiennent encore debout 300 ans plus tard. Et puis le meilleur du reste du monde : Turing (Angleterre), Itten (Suisse), Ogilvy (Angleterre), Nightingale (Angleterre), Hill (États-Unis).
Les postes, je les connaissais par cœur. Pas en théorie — en vrai. J'avais travaillé dans des structures avec un directeur artistique, un chef de projet, un commercial, un comptable, un responsable qualité. Je savais ce que chaque poste apporte, et ce qui se passe quand il manque.
Lovelace — la contrôleuse qualité. Parce qu'Ada Lovelace a écrit le premier programme de l'histoire, et que la qualité commence par la rigueur.
Clausewitz — le stratège. Parce que Carl von Clausewitz a théorisé la guerre, et que sans stratégie, on s'éparpille.
Montesquieu — l'avocat. Parce que l'auteur de L'Esprit des lois a posé les bases du droit moderne, et que sans garde-fou juridique, tout peut s'effondrer.
Winnicott — le gardien de la santé. Parce que Donald Winnicott a inventé le concept du good enough, et que le système doit protéger son fondateur autant que ses clients.
Hill — le gardien de la vision. Parce que Napoleon Hill m'avait déjà donné le concept du Mastermind, et qu'il fallait quelqu'un pour s'assurer qu'on ne perde jamais de vue l'objectif.
30 agents. 30 personnages historiques. 30 spécialités. Un conseil qui ne dort pas, qui ne triche pas, qui ne trahit pas.