Je suis né en 1981. J'ai eu la chance de rencontrer le monde de l'informatique très tôt, vers l'âge de 4 ou 5 ans, quand mon papa a acheté le premier Macintosh. Pour mon frère et moi, c'était une révolution. Nous passions des heures à jouer à Xyphus, The Ancient Art of War, Comics Strip et tellement d'autres jeux. Je crois que tout est parti de là.
En 1998, ma maman revient d'un voyage à New York et m'offre mon premier ordinateur portable : un IBM ThinkPad 2, avec une connexion internet 56k. C'est le momentum de ma vie. Je comprends soudain qu'il est désormais possible de communiquer en temps réel avec le monde entier. Je découvre internet via les salons pirates d'AOL, et j'apprends à coder comme on apprenait à l'époque — en faisant « Afficher le code source » sur les pages qui me plaisaient, pour essayer de comprendre comment c'était fait. C'est dans cette effervescence que je lance mon tout premier site : HPC (Hacking, Phreaking, Cracking). Je m'amuse follement avec des outils comme socket23 et BackOrifice pour explorer les failles et comprendre les réseaux. C'est là que je forge mon « hacker mindset » — cet esprit de résolution de problèmes hors des sentiers battus — qui ne me quittera plus jamais.
En 2004, je crée SUBSK8, un petit webzine pour partager les vidéos de skateboard de mes amis — en .wmv, sur un site codé à la main. YouTube n'existe pas encore. En découvrant WebRankInfo et en inscrivant mon site sur l'annuaire DMOZ, je me retrouve assez vite premier sur Google pour mes requêtes. C'est comme ça que j'apprends le SEO, sans vraiment savoir que ça s'appelait ainsi.
En 2009, je me lance dans Monsta Militia — un mouvement artistique, une marque de streetwear. Des tee-shirts et des planches de skate sérigraphiés à la main, dans ma salle de bain, à Antibes Juan-les-Pins. Le logo se fait remarquer dans la scène street art locale. Pour vendre en ligne, je découvre un CMS e-commerce encore jeune à l'époque : PrestaShop. Ce sera le début d'une longue histoire.
En parallèle du web, il y a eu le terrain. J'ai commencé à travailler à 14 ans, derrière le bar du restaurant familial — le Pousse-Pousse, à Juan-les-Pins. Ma tante Lisa m'a transmis le goût du voyage, l'ouverture, la culture anglaise. Pendant les étés de mon adolescence, j'apprenais à servir, à gérer un service, à regarder les clients dans les yeux.
Ensuite il y a eu Serge Baboulin et le restaurant Le Perroquet. Serge est de cette génération de patrons qui ne parlent pas beaucoup mais qui montrent tout. Rigueur, discipline, autorité. Il m'a appris une chose que je n'ai jamais oubliée : travailler avec sa tête, pas avec ses jambes. Pendant les saisons, on travaillait sans jour de congé, tous les jours, quatre mois d'affilée. C'est là que j'ai compris la valeur de l'exécution — et celle de la systématisation des tâches répétitives.
J'ai ensuite aidé Antoine Chauvin et Jean-Baptiste Böhler à diriger la plage du Provençal Beach. Puis je suis entré dans l'hôtellerie de luxe, au sein du groupe Belles Rives à Juan-les-Pins — assistant maître d'hôtel, management d'équipes, gestion des stagiaires. C'est dans cet environnement que j'ai acquis le sens du service haut de gamme et le souci du détail. Le luxe ne pardonne pas l'à-peu-près.
En 2012, je quitte la restauration pour me lancer en freelance. Mais tout ce que j'ai appris sur le terrain — le sens du service, la rigueur d'exécution, l'exigence du luxe, l'endurance des saisons — je l'ai emmené avec moi. 193 projets, 119 avis 5 étoiles, des clients partout en France. De l'administration serveur à l'optimisation SEO, en passant par le développement de modules et le débogage de code — j'acquiers une expertise globale, forgée par l'expérience et par une exigence que je m'impose à moi-même avant de l'imposer aux autres.
En 2018, je cofonde Sixtrone, une agence de développement e-commerce à Paris. L'idée est de structurer ce savoir-faire au sein d'un collectif, avec une organisation entièrement digitalisée — des collaborateurs aux quatre coins de la France et même du monde. Je m'y investis pleinement pendant quatre ans. En février 2022, les chemins se séparent avec mon associé. C'est un moment difficile, mais qui clarifie beaucoup de choses. J'en retire une conviction profonde : il faut construire sur ses propres fondations.
En 2023, mon fils Jonah naît. Tout bascule. Je ne suis plus un adulescent qui code la nuit en écoutant du hip-hop. Je suis père. Et avec cette responsabilité vient une clarté que je n'avais jamais eue. Ma mission change de nature — elle devient ce que j'appelle La Lignée. Il existe deux chemins pour construire le futur de nos enfants : leur transmettre des biens, ou leur transmettre une architecture. Un bien peut se détériorer. Une structure traverse les siècles. Notre responsabilité n'est pas d'accumuler — c'est d'ordonner. Éluminer, c'est organiser le réel pour que ceux qui viennent après nous n'aient pas à le subir.
En 2025, je crée CodeMyShop. C'est l'aboutissement de tout ce parcours — l'outil que j'aurais aimé avoir pour mes clients depuis le début. Une plateforme qui réunit PrestaShop Headless, Nuxt 3 et une suite d'intelligence artificielle dans un Hub souverain, hébergé en France. Sans commission. Sans dépendance. Chaque ligne de code est écrite avec la même philosophie : la qualité d'abord, la durabilité ensuite.
En parallèle, j'investis dans l'immobilier. Pas par effet de mode — parce que c'est la même logique : posséder ses murs, penser à vingt ans, bâtir quelque chose qui tient sans vous. Quand on construit pour l'immobilier, on ne « pivote » pas au bout de six mois.
Aujourd'hui, je vis à Metz avec ma femme et mes enfants. J'ai 45 ans, une entreprise sans investisseur, et un métier que j'exerce depuis plus de quinze ans. Je ne suis pas une start-up. Je ne cherche pas à lever des fonds, à « scaler » ou à revendre. Je suis un artisan du web — avec la rigueur, la patience et l'obstination que cela implique.
Si vous cherchez un prestataire qui sera encore là dans trois ans, qui décroche son téléphone et qui considère votre réussite comme la sienne — alors nous devrions parler.